L’intelligence artificielle n’est pas l’ennemi du bien.

Popularisé dans les années 50 par Alan Turing, le mot intelligence artificielle est aujourd’hui au centre de toutes les préoccupations dans le monde du numérique.

Même si les enjeux de l’intelligence artificielle sont davantage pris en considération par les géants industrielle comme Facebook, Google et bien d’autres, nuls doutes qu’ils seront demain au centre des préoccupations des TPE et PME.

Et pour preuve, une grande partie de la clientèle de ces TPE / PME baigne déjà dans l’intelligence artificielle. Que ce soit pour regarder un film sur Netflix ou lorsqu’ils rechargent leur fil d’actualité Facebook, l’intelligence artificielle est bien là. Pourtant, celle ci souffre d’une mauvaise image. Pire, elle est souvent mal comprise.

L’effet Hollywood

Hollywood ou plutôt le cinéma Américain a, je pense porté préjudice à l’intelligence artificielle. J’exagère un peu, mais le fond est vrai. Très vite, le cinéma Américain a utilisé l’intelligence artificielle pour faire des films sensationnels. Le problème c’est que ses films favorisent les idées reçues en ancrant dans l’esprit des gens une image négative de cette technologie.

Prenons I, robot, un film sorti en 2004 avec pour tête d’affiche Will Smith. Ce dernier raconte l’histoire d’un détective qui cherche à élucider un meurtre dans le milieu de la robotique. Parmi la flotte de robot, nous retrouvons un robot pas comme les autres, Sony. Celui-ci, aurait développé une intelligence supérieure lui donnant la capacité de penser, ressentir et rêver comme un humain. Et c’est là qu’arrive la première incompréhension, celle qui distingue l’IA forte de l’IA faible.

L’intelligence artificielle forte c’est celle qui est capable de simuler l’intelligence Humaine, penser comme lui, ressentir comme lui. Celle que l’on retrouve dans ses films mais qui aujourd’hui n’existe pas.

L’intelligence artificielle faible c’est l’inverse, c’est celle qui existe et que nous utilisons dans notre quotidien. Elle est capable de faire de grandes choses, avec un nombre de données impressionnant. Elle ne pense pas mais elle calcule et prédit bien plus vite qu’un humain ne pourrait le faire. Mais dans le fond elle ne reste qu’un algorithme.

Big data et IA

L’autre problème d’image pour cette technologie c’est son créateur. Celle-ci répond à une grande problématique qui est le traitement du Big Data. Chacun de vos gestes sur Facebook, Netflix ou Google sont stockés en base de données. Multipliez toutes vos interactions par le nombre d’utilisateurs et vous vous retrouvez avec une masse de données énormes, c’est ce qu’on appelle le Big Data.

Seulement voilà, si ces entreprises stockent vos données ce n’est pas pour rien. Leur but étant de les utiliser afin d’améliorer leur service ou d’augmenter leurs recettes. Par exemple, chacune des données que vous donnez à Netflix de façon inconsciente (L’heure à laquelle vous regardez vos series, les series que vous n’avez pas regardés en totalité etc. …) permettront d’améliorer leur service afin de vous proposer des films et séries les plus proches possible de vos gouts. Le problème c’est que ces données ne peuvent pas être calculées par un humain tellement celles-ci sont nombreuses.

Prenez Youtube, chaque vidéo doit être contrôlée afin de vérifier qu’elle n’utilise pas de vidéos ou musiques qui ne sont pas libre de droit. Il serai impossible pour un humain de réaliser cette tache quand on sait que chaque minute, 400 heures de vidéos sont uploadée chaque minute sur la plateforme. C’est pour répondre à cette problématique que les géants du numérique ont développé des algorithmes d’intelligence artificielle capable de réaliser ces tâches en un temps-record.

Du coup si on résume, les acteurs de l’intelligence artificielle sont des géants qui ont créé cette technologie pour traiter les données qu’ils collectent. Et quand on voit les malversations de certains GAFAM vis-à-vis des données personnelles on peut vite comprendre pourquoi l’intelligence artificielle jouit d’une mauvaise réputation.

Le verre à moitié plein

Du coup l’intelligence artificielle c’est le mal ou pas ? Je pense que non. Pour moi c’est un peu comme Albert Einstein. Peut-on le condamner des atrocités de la bombe nucléaire, possible entre autres grâce à ses travaux et sa célèbre formule e = mc2 ?

Ce qu’il faut condamner ce n’est pas la technologie mais plutôt que l’on en fait. Utiliser l’intelligence artificielle pour créer des armes militaires comme des drones où pour influencer le comportement de ses utilisateurs est effectivement une mauvaise chose.

Mais n’oublions pas qu’elle peut aussi grandement améliorer le quotidien de beaucoup de personnes notamment dans le domaine de l’accessibilité. Par exemple Seeing AI est une application qui permet de décrire à un aveugle l’environnement dans lequel il se trouve. Sans intelligence artificielle capable d’analyser des images, ce genre d’application ne pourrait pas exister.

Autre point, l’intelligence artificielle peut apporter des progrès dans le domaine de la santé comme dans la détection de cancers, avec un temps d’analyse extrêmement rapide et précis.

Le mot de la fin

Si vous aviez trois choses à retenir :

  1. Que vous soyez une start-up, une TPE ou un géant industriel, l’intelligence artificielle sera au coeur de vos préoccupations dans un avenir proche.
  2. Il faut savoir différencier l’intelligence artificielle des films (IA forte ) de la réalité (IA faible)
  3. Le problème n’est pas la technologie mais la façon dont on l’utilise.

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